Georges Katsiaras

Georges Katsiaras

Philosophe
praticien

du hasard et de l'invisible

Penser, œuvrer, jouer.
Je n'ai pas trouvé de réponse. J'ai trouvé des gestes.

I

Penser le hasard

Il y a une question que je n'arrive pas à lâcher depuis des années. Que fait-on du hasard quand il devient insupportable — inaudible, inexplicable, injuste ? Je suis allé chercher des réponses dans Plotin, dans l'hermétisme, dans les mathématiques du risque. Nulle part une réponse complète. Partout des gestes : calculer, prier, tirer une carte, miser sur un choix. Ces gestes m'intéressent — parce qu'ils disent quelque chose sur ce que nous sommes quand le sol se dérobe.

Sous le Bruit

II

Travailler avec le hasard

Penser ne suffit pas. À un moment, il faut se mettre à l'œuvre — construire délibérément une volonté capable de tenir face à ce qu'on ne contrôle pas. J'y travaille depuis longtemps, par des voies que peu rapprochent, et que j'ai trouvées non dans les bibliothèques, mais dans ce que le hasard m'a obligé à traverser : la psychurgie, le néoplatonisme, l'hypnose mesmérique, la psychologie cognitive.

L'Opus Intérieur

III

Se jouer du hasard

Je joue. Au poker, sur le turf, dans des jeux de rôle où chaque décision engage quelque chose — de l'argent, de l'ego, du temps, une espérance. Ce n'est pas un vice ni une métaphore. C'est un laboratoire. Le hasard s'y montre sans filtre philosophique — et on voit très vite ce qu'on est vraiment quand on ne contrôle plus rien.

Aléa